|
NISSAN GT-R
Une merveille technologique 100% Japonnaise.
Présentation :
C’est l’automobile de toutes les controverses. Nissan a pris son temps mais en 2008, Carlos Ghosn présentait fièrement la sportive ultime de la marque Japonaise. Technologie de pointe, look démoniaque à la sauce japonaise et performances dantesques, cette voiture où plutôt ce monstre allait donner du fil à retordre à la concurrence allemande et italienne. Julian nous envoie cette essai d’Hawaï pour notre plus grand plaisir. Je vous laisse donc apprécier son aventure pour essayer ce monstre de la route.

Aventure et impression à l’essai : Julian dit :
« Donc voilà, passant parfois devant cette concession Porsche de Ala Moana Boulevard, j'avais remarqué cette GT-R blanche, puis 2 jours après, elle n'y était plus. Mais ma route quotidienne me faisant passer tous les jours devant la concession Nissan (New City à HONOLULU), j'ai retrouvé et bien entendu reconnu cette GT-R blanche qui cette fois était dans sa concession d'origine si je puis dire. J'ai donc décidé entre deux rendez-vous de m'arrêter et de voir si il était possible d'essayer cette auto mais avant ça, je me suis transformé en terrible négociateur que je suis et j'ai pris un atout pour l'occasion, à savoir la Porsche 997 GT2 de mon associé, car arrivé en voiture de location, surtout en Ford Mustang, ce n'est pas franchement l'idéal pour espérer un tel essai. Premier contact donc, je demande tout de suite le responsable et je me transforme en un acheteur potentiel. Après une bonne demi-heure de discussion j’arrive à décrocher un rendez-vous pris pour mercredi 10h00 AM pour l'essai de cette GT-R d'une durée de 75 mn (précis les américains). Nous voilà donc à Mercredi, j'arrive à 9h45 AM et heureusement, car 1 heure à discuter avant de prendre possession de la voiture. Pendant la discussion, je me suis renseigné sur les origines de la voitures comme le ferait un véritable acheteur et lui ai posé la question sur le fait que je l'avais vu chez Porsche plusieurs fois. Tout simplement parce que voulant un cabriolet, l’ancien propriétaire s'est fait reprendre sa GT-R pour acheter une Porsche 911 Turbo cabriolet... Bref, Nissan a tout simplement racheté la GT-R à Porsche qui l'avait depuis plusieurs semaines en concession.

Allez, passons donc à l'essai. Nissan GT-R Blanche d'occasion donc car de 2008 mais avec à peine 4 000 miles au compteur (6 400 kms) et dans un état qui est celui du neuf. Donc: 6 cylindres 3.8L bi-turbo de 480ch avec une transmission intégrale et boite robotisée à double embrayage avec palettes au volant dans le style DSG de Volkswagen. Cette GT-R nous est donc avancée, portes ouvertes et moteur tournant. Je m'installe à son volant ainsi que ma nièce et explications pendant 10mn de la part du responsable sur les différents boutons (et il y en a). Il me met donc en mode confort après m'avoir expliqué que les autres modes sont sport et racing, ok, ok, je m'occuperai de ces "modes" plus tard. Pour la prise de retard, je dois la ramener qu'à 2h00 PM au lieu des midi prévu. Coup de palette et c'est donc parti, le 6 cylindres se montre discret, je vais rouler tranquille pendant 20 minutes à peu prêt pour appréhender cette GT-R et voir comment le couple fait repartir l'auto a très bas régime. Pas de souci, le couple est bien là. Et l'aiguille s'affolent très très vite des les plus bas régimes. Cette GT-R se conduit comme un vélo dans la circulation, tout en douceur dans un confort assez rare pour se type de voiture (mode confort donc efficace), je suis bluffé sur ce point car n'oublions pas qu'elle est chaussée en 20 pouces. Je profite de mon "cruising" pour un peu explorer les différentes fonctions de tout ces boutons (trop d'ailleurs), la qualité audio est bonne mais l'ergonomie ne me plait décidément pas. La finition est très moyenne, plastiques durs nombreux et boutons de commandes à l'américaine c'est tout dire. Le GPS est affreux. Me voilà rendu sur des routes moins fréquentées où nous avons moins de chance de rencontrer nos amis policiers. Bouton en mode Sport pour commencer , allez, petite pression sur la pédale, deux rapports inférieurs de moins grâce à la palette de gauche et le petit coup de "boost" automatique qui se fait à chaque descente de rapports fait un peu plus entendre les 480ch du moteur. Cela pousse franchement et sérieusement, "coup de pieds aux fesses" garanti. Les virages s'enchaînent à des vitesses qui vous mènent directement en prison ici. C'est même trop facile, je décide donc de passer en mode « racing ». Sur même pas 200 mètres, ont sent la différence, et on sait tout de suite que c'est le mode "circuit" que l’on vient d’enclencher. Les trajectoires prisent au millimètre, cela enroule sans bavure aucune, la limite semble tellement loin, le freinage imprime la marque de la ceinture sur ma veste et la robe de ma nièce avec force, c'est bluffant d'efficacité, c'est fort, c'est une sacré automobile. Ma nièce me demande de stopper. Cela va mieux, oui, bon alors on repart, pied dedans, 1,2,3, difficile de la prendre en défaut, je me demande si sur piste, elle se laisserai faire. Bref, son efficacité casse un peu la magie qu'il se doit d’y avoir dans une vraie sportive. Que dire d'autre, l'essai fût court et sur des routes que je ne connais pas assez pour me permettre des choses non permises. N'étant pas un essayeur professionnel, je me remets en mémoire les diverses choses que j'ai pu lire sur les revues automobiles, et je ne pense pas avoir lu autres choses que des superlatifs. Certes, je suis totalement bluffé par les performances et l'efficacité diabolique de cette GT-R, c'est impressionnant, mais la magie dans tout ça. Pour moi une ultra sportive, c'est certe des performances, mais aussi et surtout de la magie qui se traduit par un tempérament un peu plus joueur et moins facile mais tout autant efficace comme l'est une Ferrari F430 Scudéria ou une Porche 911 (997) GT2.

Tueuse de Porsche, cette GT-R l'est peut-être sur une partie précise d'un circuit, mais je doute, même à ce tarif imbattable, qu'elle fasse de l'ombre à des mythes vivants, pour celui qui a la chance d’assouvir sa passion automobile. Le prix, c'est juste des chiffres, pas forcément un critère « fournisseur d'émotion ». La preuve, l'ancien propriétaire de cette GT-R roule maintenant dans une sportive pourtant censé être bien inférieures aux niveaux des prestations, puisque censée se faire « tuer ». Attention, si vous voulez me l'offrir, je la prends et je m'en servirai en 3ème voiture pour aller faire des temps sur la piste du Nurburgring. Au moins l’humour ne tue pas, comme cette Nissan GT-R qui est censé « tuer » toutes les supers sportives du moment.
 Les Plus: - A ce tarif, presque tout .... mais pas forcément le principal pour moi. Les Moins: - Idem, à ce tarif, presque rien .... hormis le manque de magie et son look... pour moi. Pour finir, je dirais que je suis très heureux d'avoir essayé cette Nissan (ma nièce, un peu moins), car c'est sûrement la meilleure voiture du monde niveau performances et sensations dans cette gamme de tarif et ce n’est quand même pas rien. Pour finir, j’ai appris que cette GT-R avait trouvé preneur mais en Californie, un client ne voulant pas attendre du neuf apparemment. Elle s’apprête donc à quitter l’île d’Hawaï pour le continent américain. »
 Conclusion :
Voilà le genre d’essai que j’affectionne particulièrement et Julian nous le fait vivre avec la passion qui le caractérise en disant franchement son avis sur la bête. Rien d’autre à rajouter donc quand on connaît le prix de la bête et les performances annoncées. Voilà un véhicule que l’on ne verra peut-être pas sur l’île de la Réunion mais qui vaut le détour et au moins un article.

MARS 2009
|