|
AUDI RS4
La berline de choc par excellence.
Présentation:
Fatiguée de subir les assauts de BMW
et Mercedes pendant des années, Audi avait sortie une arme fatale en 2004 sous le
nom de RS4. Cette deuxième génération avait définitivement pris le
large côté performances avec un véritable V8 de course de 4.2L et 420ch, son habitacle
à la finition impeccable et ses quatres roues motrices, véritable gage de
sécurité. Maintenant que la concurrence s'est organisée avec la nouvelle BMW M3
E92 de 420ch et la Mercedes Classe C63AMg de 457ch, l'Audi RS4 tire sa révérence
et refuse le combat se considérant à juste titre comme la première berline
compacte à avoir dépasser les 400ch. Et oui, une tradition chez Audi, il ne peut
avoir qu'un seul modèle RS à un moment T, et la RS4 a cédé sa place à sa grande
soeur la RS6. Il était largement temps pour nous de faire un essai de ce
modèle et de saluer sa carrière exemplaire quatre ans durant en tant que
référence de la catégorie.

Style:
La RS4 se remarque à une centaine de mètres.
Bouclier proéminent à l'avant, ailes gonflées, jantes 18 d'origine et double
sortie d'échappement au diamètre conséquent. Pas la peine d'être devin pour savoir
que cette berline est exceptionnelle. Basé sur la génération
précédente, la RS4 n'a pas pris une ride et son style est toujours très
classe. Classique mais musclée, cette RS4 donne envie mais
ne s'offre qu'à une certaine catégorie de personne, celle qui en ont les moyens.
Ne gachons pas notre plaisir et apprécions cette ligne merveilleuse sous le
beau soleil de notre île. On remercie au passage ce particulier qui a bien voulu
nous faire profiter de sa belle pour l'occasion. Plus en concession et indisponible
de toute façon à l'essai chez notre pauvre concessionnaire locale(Cotrans Automobiles),
je remercie une fois de plus ce passionné qui nous offre cette essai.

Intérieur:
Audi nous régale toujours côté
finition et cette RS4 est toujours dans le coup sur ce point. Assemblage,
qualité des matériaux, pour ceux qui sont déjà entrés dans une A4, saura de quoi
je parle. Dans cette finition sport, le volant à méplat, le cuir, l'aluminium,
les sièges sport RECARO, les inserts carbone et les compteurs spécifiques RS
finissent de parfaire l'ensemble. N'en jetez plus, cette RS4 a une classe à part
sur tous les points en plus de son équipement carrément démoniaque avec le toit
ouvrant électrique, l'alarme et l'autoradio Symphonie MP3 pour les sorties
tranquille, le meilleur son restant celui du V8 qui se cache sous le capot.
Petit bémol, le dessin de plache de bord qui commence un peu à viellir surtout
face à la nouvelle A4.


Technique:
Cette RS4 est donc équipée d'un V8 de 4.2L développant
420ch à 7800tr/mn et 430nm de couple à 5500tr/mn. Elle fait appel à la
transmission intégrale quattro, la boîte manuelle est à 6 rapports, le poids de
la bête est de 1650kg, elle chausse du 255/35ZR19 et les performances sont
terrifiantes avec 23.8s au 1000mDA et 4.8s de 0 à 100km/h. La transimisson
intégrale privilégie la propulsion en conduite normale (40/60) et peut faire
varier le couple d'un essieu à l'autre jusqu'à 100%. Le chassis est bien sûr
largemenr rigidifié avec un système Dynamic Ride Control capable de contrer le
roulis et le tangage grâce à un amortissement hydraulique agissant sur les
amortisseurs en diagonale. L'ESP sécurise les apprentis pilotes et les énormes
disques de frein(365mm et 324mm respectivement à l'avant et
l'arrière) stoppent net la machine en cas d'urgence. La consommation se
situe aux environs de 18.0L au 100km en moyenne, le prix du plaisir.

Impression à l'essai:
Nous remercions donc ce Réunionnais de
nous faire partager ses sensations au volant de ce monstre. Magnifique photos et
commentaires précis, je vous laisse apprécier le plaisir que dispense cette
berline de sport ultime sur les belle routes de la Réunion.

"Que dire sinon
que cette RS4 est un monstre! Je suis encore très ému en écrivant ces
mots, un rêve(et quel rêve !) qui se réalise ! J'ai passé à ce
jour 2000km à son volant et que dire si ce n'est que cette voiture est au-delà
de ce que tout j'aurais pu imaginer. Si la voiture parfaire n'existe pas,
cette RS4 s'en rapproche fortement en tout cas. A noter cependant les clignotants
blancs désormais sur la RS4. Les sièges sont excellents, on pourrait
penser que de tels baquets sont inconfortables, au contraire. Le maintien est
parfait et le siège englobe tout le corps, on finit vite par s'y sentir comme
dans une deuxième peau. C'est ferme mais pas inconfortable, les bourrelets
latéraux achevant de peaufiner le maintien. Le volant RS, plus
petit que celui de l'A4 est très agréable à manier et offre un très bon grip
grace au cuir perforé. Et je ne parle pas du bouton Sport que lequel je
reviendrai plus tard. Sinon elle est équipée du nouvel autoradio
symphony, avec chargeur 6cd en façade, grand écran d'affichage et surtout
fonction mp3, donc on peut mettre 6cd mp3, le tout couplé avec les HP bose,
autant que ce n'est pas la musique qui manque tant en quantité qu'en
qualité. Châssis : Extraordinaire tout simplement. La tenue de route est très
impressionnante, j'ai conduit des voitures sportives mais ce n'est rien à côté.
L'auto vire à plat, mais vraiment, quasiment pas de roulis. Les vitesses de
passage en courbe sont bluffantes, c'est simple avec la RS4 tu te dis toujours
que aurais pu passer plus vite, à la vitesse où avec la DTM ou la Clio je
commence à attaquer fort, les pneus de la RS4 n'ont même pas commencer à crier.
L'auto semble vraiment sur des rails et l'expression n'est pas exagérée. La
direction est très agréable, l'assistance bien calibrée permet une conduite
souple en usage normal et durcit suffisament lorsqu'on attaque. Précise,
directe, informative, elle permet vraiment de faire corps avec l'auto et de la
placer au milimètre. L'agilité de cette RS4 est d'ailleurs
impressionnante, à aucun moment on ne sent le poids de l'auto, ni le V8 sur le
train avant. En terme d'agilité elle surpasse d'ailleurs sans problème la DTM,
malgré son TFSI plus léger. Précise, rigide et agile dans le serré, la RS4
se montre à l'aise dans tous les types de virage et impériale dans les courbes
rapides tant l'auto ne prend pas de roulis. Les vitesses de passage en courbe
sont très largement au dessus de ce que la morale
réprouve. L'incisivité est elle aussi diabolique, sur une
de mes petites spéciales habituelles en montagne, très typée rallye. sinueux à
souhait avec de nombreuses épingles en côte et en descente. Terrain de
prédilection de la Clio ou de la Mini, mais on se dirait qu'une intégrale V8 de
420cv n'y serait pas à l'aise... Au contraire, la RS4 se montre
diabolique même sur ce genre de parcours, sans rêver encore atteindre les
limites de l'auto je passe plus fort que la Clio ne pourra jamais passer, l'auto
bondit d'un virage serré à l'autre et se joue des pif paf en bondissant d'un
côté à l'autre de la route à chaque coup de volant. Et je ne parle même pas du
couple herculéen du V8 qui permet de ressortir avec force d'une épingle en côte
même en 3ème... Et pour ne rien gâcher elle est très confortable,
ce n'est absolument pas tape cul, les irrégularités sont très bien filtrées. je
dirais même que c'est un peu moins sec que la DTM. Chapeau bas à
Audi pour la qualité de l'amortissement, je n'aurais jamais pensé qu'une RS4 en
19" avec un châssis de ce calibre puisse même être plus confortable que la DTM
en 18". Et le freinage n'est pas en reste, excellent feeling,
facile à doser, inépuisable de mordant et de puissance. Il vaut mieux d'ailleurs
éviter de piler juste pour voir, car les 16 pistons du train avant répondent
présents et la force de décélération est telle que la ceinture vrille le
corps. Moteur : Le coeur de la RS4. Le bruit du V8 qui s'éveille
est magique, mais la symphonie qui s'en suit est tout simplement jouissive. Le
"glou glou" du V8 sonne dans une sonorité rauque, profonde et caverneuse, c'est
comme si on entendait les pistons marteler. Le V8 se fait
cependant discret vitres fermées (j'ai le double vitrage) et à régime stabilisé
en 6ème on entend plus grand chose, on en profite donc pour parler calmement et
profiter de la sono. Mais j'avouerai que pour l'instant je roule
surtout vitres ouvertes. Pour ce qui est du bouton sport, autant en
mode normal on peut rester encore discret si on on accélère pas trop, mais une
fois qu'on a appuyé sur ce bouton magique, le V8 donne de toute sa voix et la
sonorité devient plus forte, plus profonde et marquée. Addictif tout
simplement. On devient vite accroc à la pédale de droite aussi,
dur de rouler sur un filet de gaz tant ce moteur ne demande qu'à s'exprimer.
Souple, coupleux et élastique, il sait se montrer parfaiement civilisé pour une
utilisation normale. Cependant dès qu'on appuie un peu plus il montre sa vraie
nature.

Nom de dieu que ça pousse ! Si à bas et mi-régime la
poussée se veut déjà forte et virile tant il y a de couple, passés les 5 000tr
le V8 en rajoute un couche et hurle toute sa rage. Une
poussée herculéenne et continue qu'une fois lancée rien ne semble pouvoir
arrêter, sinon le rupteur qu'on doit atteindre comme une fleur même en
3ème. Et quel allonge, la 3ème semble interminable, rapport
qu'on pousse volontier au moindre bout droit un peu long. Rapport très dangereux
aussi car si la seconde atteint les 110, la 3ème c'est plutôt 160. Vitesse très
rapidement atteinte. Et passer la 4ème n'arrange en rien
les choses car ça repart de plus belle. On se retrouve donc
très facilement au moindre bout droit à 160, il faut garder la tête
froide... Le plus incroyable c'est que même sans être à fond et
sans dépasser 6000tr la puissance est déjà impressionnante, quelle poussée
incroyable ! Le couple est titanesque est le fait d'effleurer la pédale
en 2nde ou 3ème propulse avec force l'auto a des vitesses que la morale
réprouve, sur petites routes on se croirait propulsé par un élastique géant de
virage en virage, tant le virage arrive vite. Je vais déjà plus
vite que n'importe quel véhicule que jai pu conduire avant, le paysage défile à
chaque accélération et les reprises sont expéditives, d'ailleurs ça reprend
tellement fort sur tous les rapports qu'il n'est parfois pas évidemment de
savoir sur quel rapport on se trouve. Il m'est arrivé de repasser la 3 en
pensant être en seconde et arrivé en 6ème je cherche une septième. Je
n'ose imaginer ce que ça va donner une fois le rodage fini complètement et que
je pourrais prendre les 8000tr ! Le freinage est lui aussi
dantesque, même sans taper dedans car il faut bien le roder, la puissance est
impressionnante, ça freine fort et grace au DRC l'auto ne plonge pas, on se sent
en confiance quelque soit le rythme adopté car on sait qu'il répondra toujours
présent. Bref, pour conclure car j'ai été très long , c'est une
voiture vraiment hors du commun, cette auto transpire tout le savoir faire
d'Audi et on ne peut que rendre hommage au département quattro GmbH pour le
fabuleux travails qui a été fait sur cette auto. On sent que tout a été
pensé, étudié, calculé, rien n'a été laissé au hasard, on sent tout de suite
qu'on est aux commandes d'une voiture hors du commun. Cette voiture est
quasiment parfaite et on comprend aisément à son volant pourquoi elle a reçu
tant de louanges. Bilan donc très très largement positif, le
sentiment qui se dégage de cette auto c'est qu'elle est parfaite. Difficile de
lui trouver un défaut, je cherche encore. Puissante,
efficace, facile à mener et offrant son lot de sensations. La RS4 mérite
clairement toutes les louanges et les bonnes critiques qui ont pu lui être
faites. Point à ne pas négliger cependant, car si elle est
facile à prendre en main, elle n'est pas à mettre entre toutes les mains car les
vitesses qu'on atteint (très facilement) sont statosphériques, ça envoie du gros
linge et le paysage vous saute à la figure à chaque pression de l'accélérateur.
Le plus bluffant au final c'est que tout ça se passe à bord d'une
berline famililale qu'on pourrait penser paisible. Chapeau
bas aux ingénieurs de chez Audi, le boulot qui a été fait sur cette auto est
tout simplement formidable."
Conclusion:
Rien à dire de plus après cette essai détaillé qui respire
la sincérité même si il s'agit des dires du propriétaire. On peut quand même lui
repprocher une conduite toujours sous contrôle à cause de sa
transimisson intégrale qui tient à tout gérer personellement. La RS4
restera à jamais la berline qui a fait très mal aux référence M3 et Classe C AMG
contre laquelle, elles ont dû tirer la grosse artillerie mais quatre ans trop
tard. Le règne de l'Audi RS4 est maintenant terminé et on attend avec impatience
sa remplaçante. Le vrai plaisir automobile passe apparemment encore par un gros
V8 essence bien gourmand mais tellement "jouissif si on on se fit aux
commentaires de l'essai.


Juin 2008.
|