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BMW Série 3 325D 197ch

 


Remise à niveau


Présentation :


Agée de seulement 4 ans, la BMW Série 3 a été obligé de se faire un lifting pour parer la concurrence. Effectivement, la nouvelle Mercedes Classe C fait un tabac et l’Audi A4 nouvelle génération nous fait les yeux doux. BMW joue sa propre carte avec quelques modifications bienvenue et toujours son caractère de sportive. Côté mécanique, rien ne change vraiment à part pour la 330D et son bloc plus léger, plus performant et encore plus économe. Le seul moteur pouvant atteindre la puissance de 245ch sans avoir à payer de malus écotaxe. Une performance inégalée pour l’instant. De notre côté, HG Automobiles nous a passé pour une journée, une 325D dont on se contente avec plaisir.

 

 

Style :


Côté look, BMW n’a pas voulu vexer les propriétaires du modèle 2004. Les modifications concernent la calandre qui devient plus agressive avec un dessin en V, un capot nervuré du plus belle effet et le nouveau dessin des feux arrières. C’est cette dernière qu’on remarque immédiatement., les anciens feux nous faisant penser bizarrement à ceux d’une ancienne Nissan Primera. La BMW Série 3 re-stylée est donc plus élégante et en même temps plus racée. A la nuit tombée, ses lanternes en forme d’halo ou ses feux arrières à diodes la rendent superbe.

 


Intérieur :


A bord, rien de nouveau. Le style est toujours aussi anguleux et risque de vieillir un peu par rapport à la concurrence. Rassurez-vous, la qualité est elle, toujours présente avec une bonne qualité des matériaux, des assemblages satisfaisants et surtout, une ergonomie parfaite pour les plus sportifs d’entre-nous. Dans cette version de base, l’équipement se montre complet mais j’aurai préféré une finition encore plus poussée pour un modèle d’essai avec du bois, un peu plus de cuir, un toit ouvrant ou carrément un pack M-Technic. Je sais, je suis difficile, mais après des années d’essais, je deviens capricieux.

 


Techniques et tarif :


Voyons donc ce qu’elle a sous le capot. Malgré son appellation de 325D, il s’agit toujours d’un 3.0L de cylindrée. Le moteur a été dégonflé par rapport à ses sœurs, la 330D et la 335D. Il développe 197ch à 3750tr/mn et 40.8mkg de couple à 1300tr/mn. La transmission se fait bien sûr par les roues arrières avec l’aide d’une boîte 6 vitesses. Elle chausse du 225/45R17 et son poids est de 1600kg à vide. Elle mesure 4.52m soit une des plus petites berlines de la catégorie, sa largeur est de 1.82m et son coffre cube 460 litres. Sa vitesse maxi est de 235km/h et elle abat le 0 à 100km/h en 7.4s. Sa consommation moyenne réelle durant l’essai était de 10.2L au 100km mais on peut facilement avoir le pied léger et descendre à 8.5L sans trop forcer. Les émissions de CO2 sont de 153g/km.


L’équipement de notre modèle d’essai comprenait l’ABS, l’ESP (DTC), les airbags frontaux, latéraux et rideaux avant, les vitres électriques, le radar de recul, le régulateur de vitesse, les jantes alliage en 17 pouces, la climatisation automatique bi-zone, le système audio CD Business BMW, les commandes au volant ainsi que le kit bluetooth. Tout ça pour un tarif de 44 500€TTC.

 

  

 

Impression à l’essai :


Allez Hop, on s’installe confortablement dans le cockpit en profitant de la position de conduite parfaite. Siège au maximum plaqué au sol afin de ressentir toutes les sensations dans le bas des reins. Petit tour en ville pour la prise en main et premier ralentisseur, boom, aïe, boom, aïe, pas de doute, on est bien dans une BMW. La caisse est rigide et les pneus RunFlat n’arrange rien à l’affaire. Le confort, ce n’est pas son truc. J’ai vingt minutes pour aller chercher ma photographe préférée avant de me calmer. Je me dirige vers les rampes de St-François et je mets plein gaz. On sent tout de suite que l’auto est contrôlé en permanence par l’électronique en calmant le côté incisif du train avant afin de calmer sa poupe qui souhaite un peu de liberté. Une petite pulsion sur le DTC et on débride totalement le moteur en déconnectant l’anti-patinage. Ce n’est pas encore ça, alors un appui long sur ce même bouton et c’est vous qui contrôlait entièrement la voiture. C’est si rare une vrai propulsion et je me surprends à sortir de chaque virage en contre-braquage. Ca c’est de la conduite. L’auto se maîtrise au doigt et à l’œil. Les pneus avants accrochent le bitume et il suffit d’accélérer pour mettre l’auto en trajectoire. Oups, petit optimisme de ma part, je remets cette BMW dans le bon sens de circulation d’un petit coup de volant. Un vrai régal grâce au couple omniprésent de la mécanique. Fin du périple, j’embarque vers l’est de l’île pour une petite séance photos. On apprécie le ronronnement du six cylindres. Et oui, même en diesel, je me surprend à ouvrir les vitres pour profiter du jolie ronflement de ce 3.0L Turbo diesel. On se perd dans Cambourg sur des routes un peu cabossées. Plus on prend de la vitesse, plus l’auto est confortable. Etrange cette accord de suspension qui devient parfait en étant plus agressif. Clic, clic, clic, photos, et on redescend par les plaines calmement. Cette Série 3 fait aussi une parfaite familiale sur surfaces planes, en se montrant petite et hyper maniable pour ces dames et surtout sécurisante même sous la pluie avec toutes ses aides au pilotage. On regrettera juste une commande de boîte qui demande de la poigne, des plus agréables en conduite sportive tout de même. Je suis sur le chemin du retour et je monte le son du poste de radio. Berk, la qualité du système audio n’est pas terrible. Personne n’est parfait.

 


Conclusion :


Voilà le 6 cylindres de base de la gamme BMW. Le seul but de cette auto est de vous donner du plaisir et de passer dans la catégorie premium des berlines compactes. Sobre, assez puissante, efficace à souhait et belle à croquer avec son nouveau look, la 325D m’a automatiquement séduit. Mr Caillé, je la prendrai avec quelques options. La sellerie cuir, le ronce de noyer sur la console centrale et la boîte automatique pour la vie de tous les jours. Ah, j’oubliais, je peux avoir une remise.

 

 

Décembre 2008