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CHEVROLET ORLANDO 2.0VCDi 163ch LTZ

 


Un monospace qui se démarque


Présentation :


Chevrolet mise sur l’originalité pour séduire le chaland. La marque Américaine propose des produits attrayants et très compétitifs au niveau tarifaire. Il en va de même pour ce tout nouvel Orlando, censé concurrencer les meilleures monospaces de la catégorie. Bref, cette Américaine conçu pour le marché européen, promet le meilleur pour les familles nombreuses, en jouant sur un style décalé.

 

 

Style :


Effectivement, rien ne ressemble à l’Orlando sur le marché des monospaces. Chevrolet mélange les genres en proposant une face avant plutôt agressive, un arrière se rapprochant du break et un profil de crossover. Cela change du style monocorps de la concurrence, pas vraiment sexy à la base. Grosse calandre, grosses jantes, bas de caisse, passages de roues marqués, et poupe massive, l’Orlando ne manque pas de caractère. Une chose est sûre, son style sera une des clés de son succès.

 


Intérieur :


L’Orlando se doit d’offrir les mêmes avantages que la concurrence pour ce qui est de l’espace vitale. La modularité permet de configurer très vite l’auto selon vos besoins. La capacité de chargement est de 89 litres en 7 places, de 454 litres en 5 places et de 852 litres en 2 places. Sans battre des records sur ce point à cause d’un seuil de chargement élevé et d’une garde au toit assez basse, ce Chevrolet prend sa revanche au niveau de l’espace aux jambes. Très long, les deux places situées dans le coffre peuvent même accueillir deux adultes très confortablement. La planche de bord à doubles alcôves est assez élégante. La façade du poste Radio pivote et libère un espace de rangement avec prises auxiliaires. Bien assemblés, les plastiques utilisés sont de qualité très moyennes. Heureusement, l’ensemble paraît solide.

 

 


Technique et tarifs :


Chevrolet propose un nouveau moteur 2.0VCDi qui développe 163ch à 3800tr/mn et 360nm de couple à 2000tr/mn. L’auto mesure 4.65m de long pour 1.88m de marge et pèse 1655kg. Elle abat le 0 à 100km/h en 10.0s et peut rouler à 195km/h. Ses rejets de CO2 sont de 159g/km.
Notre version LTZ s’équipe de feux antibrouillards avant, d’une grille de calandre chromée, de jantes alu 17 pouces, de l’aide au stationnement arrière, de la finition intérieure laqué piano, des rétros extérieurs dégivrants et rabattables électriquement, de l’ordinateur de bord, du régulateur de vitesse, de l’allumage automatique des feux, du détecteur de pluie, de l’ESP déconnectable, de 6 airbags et des fixations isofix pour sièges enfants. Le tarif est de 34 650€TTC.


Autres versions disponibles


1.8 16V 141ch LS+ 29 800€TTC
1.8 16 141ch LT+ 31 400€TTC
1.8 16 141ch LTZ 32 300€TTC
1.8 16V 141ch LTZ+ 33 800€TTC
2.0VCDi 130ch LT+ 33 650€TTC
2.0VCDi 163ch LTZ+ 36 050€TTC
2.0VCDi BVA 163ch LTZ 35 700€TTC
2.0VCDi BVA 163ch LTZ+ 37 000€TTC

 

  


Impression à l’essai :


Pas évident pour les constructeurs, ce compromis improbable qu’il faut trouver entre confort et dynamisme pour ce genre de grand monospace. Une chose est sûre, Chevrolet a choisit la voie du dynamisme. Fermement suspendu, il propose un train avant assez efficace, surtout avec l’ESP déconnecté. Ce dernier a tendance à faire sous-virer le véhicule en permanence. Sur surface humide, il se montre être un très bon allié par contre, notre après-midi ayant été bien arrosée. Cet essai nous permet aussi de tester ce tout nouveau 2.0VCDi qui remplace l’ancien bloc de 125 et 150ch. Plus puissant (130 à 163ch maintenant) et plus disponible à bas-régimes, il a quand même garder un caractère assez explosif, avec un couple qui débarque sans prévenir. Heureusement, la boîte est précise et les débattements assez courts. C’est alors la motricité qui posera problème. Le train avant a du mal à digérer le couple moteur par moment. Sous la pluie, l’antipatinage est d’une aide précieuse. Bref, si vous pensez avoir à faire à la gentille familiale, passez votre chemin, l’Orlando se destine à des papas plutôt dynamiques. Agréable à conduire, j’aurai aimé une direction plus communicative à la limite et des sièges avants mieux dessinés, pour être complètement à l’aise à son volant. Elle se rattrape avec son ergonomie presque parfaite et très intuitive.

 

 

Conclusion :


La marque américaine ne fait jamais rien comme les autres. Elle trouve toujours une façon de se démarquer, par le style d’abord, puis à la conduite, avec un comportement routier plutôt efficace. Il y en a de la concurrence sur ce segment, Grand-Scénic, Grand C4 Picasso ou Volkswagen Touran, le Chevrolet Orlando joue sa propre carte, un peu à l’image du Ford S-Max. Toujours bien placé côté tarif, Chevrolet mise aussi sur son rapport prix/équipement au top.


Les Plus :


- Habitabilité
- Style percutant
- Equipements
- Ergonomie
- Insonorisation
- Comportement routier
- Tarif
- Moteur pêchu….


Les Moins :


- ….mais assez pointu.
- Qualité de certains matériaux
- Seuil de chargement

 

 

Juin 2011