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PORSCHE BOXSTER S (Contact)

 


Premier pas au Paradis automobile


Présentation :


C’est une belle occasion de parler de la marque de Stuggart et de son histoire depuis 1931, une société née grâce au génie de Ferdinand Porsche. Porsche a connu des hauts et des bas depuis des décennies, mais ne disparaîtra jamais. Le modèle le plus emblématique reste et restera à jamais la 911. Bien sûr, impossible de se reposer sur un seul modèle. Les années 90 vont alors être un tournant capital dans l’histoire de la marque. La Porsche 928 tirait sa révérence, tout comme la petite 968, qui ne connut jamais le succès escompté. Porsche ne comptait plus qu’un seul modèle, la 911 type 993, un véhicule fabuleux, une des plus belles 911 jamais conçue, et la dernière disposant du Flat 6 refroidi par air. On est alors en 1996, et la Type 993 a bien du mal à garder l’entreprise à flot, les charges de recherche et développement étant trop important pour un seul modèle. Porsche décide alors de présenter le Boxster, une petite sportive deux places, cabriolet, légère mais fidèle à la philosophie de la marque, grâce à un petit flat 6 qui sonne bien en position centrale. C’est donc la naissance de la Porsche Boxster Type 986. Elle développera entre 204ch (2.5L) et 265ch (3.2L) pour le modèle S. Le succès est immédiat, et en quelques années, elle sera produite à plus de 100 000 exemplaires. Entre temps, Porsche trouve le moyen d’augmenter encore sa production, en faisant le buzz. Effectivement, en 2002, c’est l’arrivée du premier 4x4 de la marque, le maintenant célèbre Cayenne, qui malgré les critiques, permettra à la marque d’atteindre des sommets en terme de résultats. Le Bosxter seconde génération type 987 naît en 2005. Le style évolue guère, malgré 80% de pièces nouvelles. Le rêve continue pourtant, avec des ventes en progrès et des motorisations plus musclées (2.7L de 240ch et 3.2L de 295ch). Porsche diversifit encore sa gamme en lançant la Panamera, une berline 4 portes à moteur avant qui fait honneur à la firme allemande. La crise de cette même année coûte chère à la marque de Stuggart. Dans sa guerre intestine contre la marque cousine Volkswagen, Porsche laissera des plumes dans la bataille. En essayant de racheter le géant allemand, c’est elle qui se fait croquer en 2012, devenant la propriété de Volkswagen et la dixième marque du groupe. C’est alors la naissance de la Porsche Boxster type 981. En 2014, un modèle supplémentaire vient définitivement transformer cette société, il s'agit du Macan, le SUV Compact de la gamme. Porsche devient une des marques les plus rentables au monde. Nous voilà en 2015, pour cette prise de contact sur les belles routes de notre petite île.

 


Style :


Le temps n’a pas de prise sur le style d’une Porsche. Le Boxster est très proche du modèle originel, et Porsche a su faire évoluer sa robe en douceur, au fil des années. Le Boxster Type 981 est bien évidemment plus élégant, plus agressif et plus classieux qu’à l’origine. On apprécie particulièrement son capot plongeant, son bouclier proéminent, le jolie dessin des feux avant à double étage et la prise d’air de profil qui est devenue plus volumineuse. Petit coup de coeur pour le style du capot arrière qui arbore le feu stop grâce à deux nervures de carrosserie, ou encore, pour le petit becquet rétractable qui semble fondre dans les feux arrière. C’est presqu’un sans faute au niveau du design.

 


Intérieur :


Le Boxster n’a rien d’une Porsche au rabais. Je vous mets au défi de trouver un plastique bas de gamme et un assemblage râté, l’ambiance respire le luxe, et ce petit cabriolet est un des plus luxueux de la catégorie. On apprécie bien sûr le petit volant trois branches en cuir, les trois compteurs très lisibles devant nous, et cette console centrale qui se prolonge jusqu’à l’accoudoir. On a certains doutes sur l’ergonomie, le nombres de boutons est assez impressionants, et il nous faudrait un peu plus de temps pour maîtriser toutes les fonctions. La position est, elle, parfaite, et on sent bien que notre fessier se trouve juste à quelques centimètres du sol, ce qui amplifie à coup sûr les sensations au volant.

 

 


Technique et tarif :

 

Notre Boxster S disposait donc du 6 cylindres à plat de 3436cm3, qui développe 315ch à 6700tr/mn et 360nm de couple à 4500tr/mn. Son poids est de 1415kg. Elle mesure 4.37m de long pour 1.80m de large, et sa garde au toit est de 1.28m. Elle disposait de jantes de 20 pouces en option. Elle abat le 0 à 100km/h en 5.1s pour une vitesse de pointe de 279km/h avec la boîte PDK à double embrayage et 7 rapports. Le coffre avant cube 150 litres et l’arrière, 130 litres. Porsche annonce une consommation mixte de 9.0L au 100km (16.5L lors de notre essai dynamique) pour des rejets de CO2 de 206g/km.

 

Ce modèle d’essai disposait de la peinture métal argent platine, du pack intérieur cuir, de la capote couleur noir, du pack audio Plus, du système téléphone, du volant sport design, des tapis de sol, du pack fumeur, de la climatisation bi-zone, du système échappement sport, du servotronic plus, de la boîte PDK7, du saute-vent, des rétroviseurs rabattables électriquement, des radars de stationnement av et ar, des bi-xénons, des jantes en 20 pouces, et du pack Sport Chrono. Le tarif est de 119 900€TTc chez Kolors Automobiles.

 

   


Impression à l’essai :


Introduction de la clé à gauche. Il y a certaine tradition qui ne change pas chez Porsche. Le petit flat 6 s’ébroue toujours avec plaisir. En ville, la boîte PDK à 7 rapports est un vrai plaisir. Pour une boîte à double embarayage, je la trouve très souple et confortable. On ne peut s’empêcher d’activer l’échappement en mode sport. L’effet est immédiat, le son devient plus rauque et chaque ralentissement se traduit par des jappements magnifiques de ce 3.4L. On va décapoter le véhicule aussi souvent que possible en fonction de la météo. Il faut dire que cette capote entièrement automatisé et extrêmement rapide, se montre très pratique. Le plaisir, on le prend surtout sur routes sinueuses. Activation du mode Sport ou Sport Plus selon votre humeur, ce Porsche Boxster S devient redoutable. Les rapports sont longs, et il ne faut pas hésiter à rentrer le premier rapport dans les épingles. La conduite commence à devenir violente et le son carrément fabuleux. Impossible d’exploiter le châssis sur route ouverte. On préfère tranquillement profiter de l’agrément de conduite, avec cette direction ultra-précise, cette motorisation onctueuse, et cette sonorité d’enfer. Sur chaussée humide, le Boxster reste sécurisant grâce à ses aides à la conduite. Sur chaussée dégradée, le confort est tout à fait correcte malgré notre monte pneumatique en 20 pouces. On profite d’un petit coin de soleil pour atteindre les 7000tr/mn, et libérer la cavalerie. L’efficacité est assez redoutable. Le Porsche Boxster S a besoin d’espace pour se dégourdir les cylindres, mais le plaisir est total.

 

Vidéo dynamique   https://youtu.be/FYgT1qgR_Tw

 

 


Conclusion :


Un monde à part, ce genre de roadster est en voie d’extinction. Le Porsche Boxster S est un concentré de plaisir atmosphérique. Elle est utilisable au quotidien si vous êtes célibataire et surtout sans enfants. Le bruit, le moteur coupleux et déchirant à hauts-régimes, le châssis sportif et léger, il suffit de décapoter pour profiter au maximum des bienfaits de ce Boxster. Retour à la concession après un moment privilégié avec la plus petite des Porsche, mais pas la moins intéressante.

 


Janvier 2016