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VOLKSWAGEN COCCINELLE 1.2Tsi 105ch

 


Néo-rétro à l’allemande

 


Présentation :


En 1999, la New-Bettle avait la lourde tâche de faire renaître un mythe d’avant guerre. Effectivement, la Coccinelle originelle est née en 1938, cette dernière était destinée à devenir la voiture du peuple, afin que chaque famille allemande puisse se déplacer en toute liberté. Cette Cox n’a pas connu le succès uniquement en Allemagne. Toute l’Europe, même les Etats-Unis, tous les marchés sont tombés sous le charme de cette petite bombinette. Volkswagen a pour ambition de redonner du peps à cette icône. Voici, après trois quart de siècle, la troisième génération de la Cox.

 

 

Style :


Dans les années 40 et 50, la coccinelle s’est fait une réputation de petite sportive. Qui n’a pas eu dans sa famille, soit un papa, un oncle ou un vieux cousin, nous cassant les oreilles avec ses exploits à bord de sa petite coccinelle. Cette réputation de sportive est partie en éclat avec la New-bettle, ce modèle étant destiné aux nostalgiques ou plus précisément, à une clientèle féminine. La nouvelle génération veut changer la donne. Malgré ses ailes rondelettes caractéristiques, la nouvelle Cox paraît plus virile, grâce à une garde au toit revue à la baisse, une longueur accru de 15cm et un arrière train plus massif avec des voies élargies et un dessin de feux arrière plus séduisant. Evidemment, elle garde son regard globuleux et toute sa personnalité, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

 


Intérieur :


A bord aussi, on a droit à un vrai retour aux sources. Peinte sur sa longueur au couleur de la carrosserie, la nouvelle planche de bord rappelle franchement la version originale de la Cox. Comme toujours chez le constructeur allemand, la qualité de fabrication ne souffre pas la critique. Sans être chic, la Coccinelle est plutôt fun à bord, ce qui est une première pour Volkswagen. Pour les autres côtés positifs, on notera la bonne ergonomie du poste de conduite, ainsi, que le coffre, d’une capacité de chargement honorable (314L), vu le dessin particulier du hayon. Côté habitabilité, pas de miracle par contre, la Coccinelle est moins pratique qu’une Golf, et l’espace pour les jambes à l’arrière est plutôt juste pour un adulte, ainsi que la garde au toit pour mes 1.90m.

 

 

Technique et tarifs :


Notre modèle d’essai était équipé du 4 cylindres 1.2L turbocompressé essence qui développe 105ch à 5000tr/mn et 175nm de couple dès 1550tr/mn. Elle est équipée d’une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports, elle abat le 0 à 100km/h en 11.5s et roule à 180km/h en vitesse de pointe. Sa consommation moyenne est annoncée pour 5.9L au 100km pour des rejets de CO2 de 137g/km. L’auto mesure 4.28m de long pour 1.81m de large et son poids est de 1274kg. On coffre cube entre 314 et 905L avec la banquette rabattue. C’est une quatre places.


L’équipement comprenait la climatisation automatique bi-zone, les antibrouillards, les vitres surteintées, le système audio RCD510 8P avec haut-parleurs Fender, le système bluetooth, les rétros électriques, la prise auxiliaire multimédia, le régulateur de vitesse, le contrôle de trajectoire, le système anti-patinage, l’ABS, 6 airbags, le système isofix aux sièges arrière, le volant cuir multifonctions, les jantes alu 18 pouces, l’accoudoir central et les sièges avant à réglage lombaire. Le tarif de notre modèle d’essai s’élevait à 28 200€TTC.


Autres versions disponibles


- 1.2Tsi 105ch à 25 900€TTC
- 1.6Tdi 105ch à 29 900€TTC
- 2.0Tsi 200ch Sport DSG à 36 900€TTC

 

  

 

Impression à l’essai :


Ce petit quatre cylindres est extrêmement discret. Imperceptible à bas-régimes, c’est un vrai plaisir de circuler avec cette nouvelle Cox en ville. Il n’y a que la relative dureté de la pédale d’embrayage ou de la pédale de frein pour choquer la gente féminine. Pas de panique, l’ensemble reste très doux à la conduite et la disponibilité du moteur fait des merveilles en usage courant. Sur route nationale, la Cox ne démérite pas, malgré son tout petit moteur. Même si les reprises ne sont pas exceptionnelles, cela est dû en premier lieu à sa boîte de vitesse, dont les rapports sont vraiment très longs. Bref, il ne faudra pas hésiter à cravacher le moteur en conduite dynamique ou lors des dépassements. A haut régimes, le petit bloc a en prime une belle sonorité. Ne l’oublions pas, cette Coccinelle est aussi lourde qu’une Golf, et même un peu plus pour certaine version. Résultat, en conduite dynamique, la consommation sera assez élevée. Néanmoins, à allure plutôt soutenue, on termine cette journée sur une moyenne de 8.9L au 100km après l’avoir longuement mis à l’épreuve sur chemins montagneux. Côté comportement routier, pas de mauvaise surprise, surtout avec notre modèle d’essai chaussé en 18 pouces. Sur le sec, l’auto est un rail. Sur surfaces glissantes, c’est le train avant qui partira en glisse, sous surveillance du contrôle de trajectoire. On note une position de conduite parfaite, une ergonomie parfaite, et on dit merci aux haut-parleurs avec caisson basse signés « Fender » qui donne définitivement un côté fun à cette Cox.


Impression à l'essai en vidéo http://www.youtube.com/watch?v=sv3aqocetsY

 


Conclusion :
Plus virile, elle l’est assurément cette nouvelle Coccinelle. Bien fini, très agréable à vivre avec une planche de bord très fashion, sûre, avec son châssis de Golf et assez craquante niveau look, vous pourrez choisir entres trois moteurs pour commencer, deux essence et un diesel. Reste à faire avec un ticket d'entrée élevé, le prix à payer pour son côté exclusif.

 

Les Plus :


- Look virile et exclusif
- Finition très correcte
- Equipement de série complet
- Capacité de chargement honorable
- Présentation intérieure sympathique
- Ergonomie
- Comportement routier très sûr
- Position de conduite parfaite
- Moteur volontaire……


Les Moins :


- ….mais aux rapports de boîte trop longs
- Habitabilité arrière limitée
- Ticket d'entrée élevé

 

 

Février 2012