Bugatti Destrier
Bugatti dévoile le troisième modèle de sa gamme Solitaire. On rappelle qu’il s’agit de modèles uniques, destinés à une clientèle multimillionnaire, pour ne pas dire milliardaire. Nous ne sommes plus à une indécence près, et la marque franco-allemande aurait tort de se priver des millions à disposition. Après les Bugatti Brouillard et F.K.P Hommage, on a droit à la Destrier. Sa base technique est plutôt extrême, puisqu’elle hérite des spécificités de la Bugatti Bolide, réservée à la piste. Cette Bugatti Destrier se veut beaucoup plus civilisée, même si sa garde au sol vous posera quelques problèmes. D’ailleurs, sa garde au toit a du mal à atteindre un mètre. L’inspiration nous vient des Bugatti Type 57 et SC Atlantic des années 30. Tous les panneaux de carrosserie sont évidemment spécifiques à ce modèle, avec un style très racé. Capot avant creusé, profil dynamisé avec un galbe imposant au niveau des ailes arrière, des jantes de 20 (avant) et 21 pouces (arrière), cette Destrier abandonne le gros aileron fixe de la Bolide, pour un élément mieux intégré. Sa teinte de carrosserie « Saphirre Celeste » est un mélange de bleu et de noir. Du carbone, de l’aluminium et du chrome martelé à la main, habillent l’ensemble. L’habitacle a été conçu sur mesure, avec une planche de bord inédite, et de nombreux matériaux, comme du cuir, du nubuk, du textile tricoté en 3D, du fil de cuivre, et encore une fois, du chrome martelé à la main. Un petit drapeau tricolore rappelle que comme toutes bonnes Bugatti, elle sera construite en France. Sous le capot, nous n’avons pas droit au bloc V16 8.3L atmosphérique hybride rechargeable de la Tourbillon. Construite sur la base d’une Chiron, on dispose de l’ancien bloc W16 8.0L Quadriturbo de 1600ch, 100% thermique. Bien évidemment, le tarif reste confidentiel, le client n’ayant pas compté ses euros à la commande, ni lors de la personnalisation de son véhicule.